Petite Histoire du Perche 1
Alain THOMAS

Alain THOMAS

Secrétaire du Club Mémoire Haut Perché

Des Celtes à 1290

Nous sommes quelques habitants de La Poterie à nous intéresser à l’histoire.

De notre village, bien sûr, mais en le replaçant dans son contexte, celui du Perche et de son passé.

Notre travail collégial a pour vocation de s’enrichir des connaissances des uns et des autres, au sein et en dehors de notre groupe informel.

Mes sources sont d’origines variées, et souvent des années 1912 et 1933. Mais les objectifs poursuivis par ces auteurs « anciens » diffèrent des miennes, ma volonté étant celle d’un généraliste tentant de brosser un tableau simple et compréhensible d’une histoire facilement embrouillée, comme nous le verrons.

Découvrez dans cet épisode l’histoire du Perche depuis les Carnutes jusqu’à Charles de Valois qui hérite en 1290 des comtés d’Alençon et du Perche.

Le massif Percheron se distingue des autres régions par son sous-sol granitique ou sableux, son relief plus accusé, ses vastes forêts de feuillus et des prairies verdoyantes et bien irriguées. Sources nombreuses, climat tempéré, gibier et poissons abondants en faisaient dès la préhistoire un habitat agréable pour les humains. De plus, sa situation éloignée de la mer et de cours d’eau importants, difficile à pénétrer, la préserva longtemps des invasions.

Selon les ethnologues, avant les Celtes, avant les Gaulois, une population d’origine Illyrienne aurait habité ces lieux. A la suite de quelles migrations ces « serbo croates » ont abouti dans le Perche, mystère.

Du IX e au VI e siècle avant JC, les Celtes venus de la Frise et du Jutland s’emparent de la Gaule.

Il semble que les Celtes aient développé le travail des métaux, du fer en particulier. Ils exploitaient le minerai de fer abondant dans la région, et le bois des forêts.

Les Celtes fusionnent avec les indigènes, et devenant des Gaulois, ils ont continué, produisant un excellent métal pour leurs outils et leurs armes.

De grande taille, blonds aux yeux bleus, ils formèrent des tribus dont chacune avait son territoire.

Dans le Perche, ce sont les « Carnutes ».

Leur territoire s’étendait, semble-t-il, autour de leur capitale, Chartres, avec pour limite les vallées de l’Huisne et de la Comauche. Orléans (Genabum) était leur centre commercial.

Sur le plan religieux, ils adoraient de nombreuses divinités popularisées par Astérix le Gaulois. Leurs prêtres, appelés Druides, célébraient les divers cultes. Les druides de toute la Gaule se réunissaient annuellement au sein de la forêt des Carnutes, devenue un lieu sacré.

Selon certaines recherches archéologiques, le principal autel Druidique se trouverait à l’emplacement de la cathédrale de Chartres.

Les monuments attestant de ces cultes sont des menhirs et des dolmens.

Il subsiste peu de menhirs dans nos régions. Par contre on trouve encore des dolmens tels la « Pierre procureuse » près de Saint Cyr la Rosiere, le dolmen du bois de la Pierre près de la route de Longny à Rémalard, et celui de la ferme de la Borde à Margon. Il y a également les tumulus, sépultures de personnages importants. L’un d’eux est situé à 2 km de Longny, sur la route de Malétable. C’est la Butte de Malbrun.

Les druides adoraient les fontaines, les arbres, le feu, et la nature en général.

Les feux de la Saint Jean, au solstice d’été, le 24 juin, est une perpétuation du culte druidique. De même que le gui à l’an neuf.

Sur le plan économique, l’activité sidérurgique se développait, la robustesse des outils et armes en fer du Perche étant réputée. Il semble que la « trempe » dans l’eau des cours d’eau en soit la cause.

Des « ferrons » nomades se fixèrent peu à peu le long des cours d’eau pour utiliser le courant de la Risle notamment, faire tourner les roues à aubes qui actionnaient les soufflets des foyers. Ce furent les « forges d’Aube ».

NOTA : ces forges traversèrent les siècles et furent dotées en 1509 d’un marteau de 1000 livres battant 70 coups à la minute sur un socle de 4000 livres. Cet engin fonctionna jusqu’en 1939 !

En 1646, le baron de Rai, qui avait un moulin à blé sur un bief de la Risle, eut l’idée de le transformer en tréfilerie de fer utilisant la matière première fournie par la forge voisine. Dénommée Boisthorel, l’usine passa en 1770 à la famille Mouchel, qui fit évoluer l’activité, devenant CEGEDUR en 1965.

Mais revenons à nos Gaulois.

Quand Rome eut vaincu définitivement Carthage, elle reprit sa politique d’expansion vers le Nord.

Rêvant de renouveler l’exploit d’Alexandre le Grand, Jules César entreprit la conquête de la Gaule. Profitant des divisions entre tribus, il mena plusieurs campagnes militaires vers 60 av JC.

Les potaches de plus de 60 ans se souviennent des versions latines traduisant « de bello Gallico » , récit des campagnes de Jules César.

Les premiers empereurs Romains, ceux que l’on nomme « les Césars », organisèrent la Gaule . C’est à cette époque que la forêt du Perche reçut son nom de « Saltus Perticus ». Pertica désigne un bois droit et long, et saltus une forêt sauvage . Des bois de haute futaie, dira-t-on plus tard.

Lors de la conquête Romaine, des villes furent fondées, des camps militaires construits, des routes bâties.

L’activité sidérurgique continua à se développer.

Sur le territoire de la commune de Tourouvre, près de l’étang de la Fonte, se trouve le hameau de Mézières. Ce nom signifie ruines (maceries) .

De nombreux vestiges attestent d’une importante installation sidérurgique. Situé près du hameau des Croix Chemins, entre la butte de Bellegarde (traces d’un camp Romain) et la rive gauche du ruisseau de Renouard, des restes de bâtiments brûlés, d’amphores et de pièces de monnaie Romaines, des meules, des outils, du charbon de bois y ont été trouvés. Des temples et des bains y avaient été construits. Leur destruction daterait du IVe siècle, période des grandes invasions barbares.

C’est à cette époque que la forêt du Perche reçut son nom de « Saltus Perticus ».

A cinq km au nord de Mortagne, sur la route de Soligny, se trouve une colline , le Mont Cacune. Là s’élevait la plus importante agglomération Romaine de la région. Les tombeaux se trouvaient sur la colline voisine, le Mont Romigny.

Les voies romaines permettaient de circuler, apportant la civilisation. Des camps militaires étaient installés en divers points stratégiques de la région, les Romains se méfiant à juste titre des rébellions locales et ponctuelles des Gaulois. Ainsi Bellegarde et La Ventrouze, ce dernier ayant un château fort bâti au XI e s. sur un ancien camp Romain.

La « pax romana » était généralement bien tolérée et appréciée pour sa paix et son confort « moderne ».

En dehors des camps romains, des villes, peu nombreuses, étaient édifiées.

Des vestiges ont été découverts à Nogent, Villiers sous Mortagne, Ceton,..

Pour l’essentiel, l’habitat se rassemblait autour des villas » gallo romaines, mélange d’exploitation agricole (latifundia) et de résidence Romaine. Ainsi à La Revardière, près de Tourouvre. Ces villas réunissaient les différents corps de métier utiles aux travaux des champs et de l’élevage. Les noms se terminant par « ville », « villiers » « villon » sont la marque d’anciennes villas Romaines.

Pour le reste, les habitations restaient à proximité des voies romaines ou des forges et exploitations forestières.

Les Romains étaient amateurs d’eau. Les principes curatifs de certaines sources du Perche leur étaient connues : la fontaine de la Herse, en foret de Belleme, notamment.

Venant de Chartres , une importante voie Romaine passait par Chuisnes, le Favril, gagnait la foret de Senonches puis Manou et Marchainville, continuant par Malétable (malus stabulum= mauvaise étable), Mézières, (sidérurgie) Bellegarde, Tourouvre, La Rosière, le Camp Saint Gilles, Bubertré, Moulins la Marche vers le Cotentin et la mer.

Une autre voie , venant de Condé sur Iton, conduisait à Mézières près de Tourouvre.

La fameuse route de l’étain, acheminant le précieux métal d’Albion (GB) vers le sud de la Gaule et l’Italie traversait le Perche.

Sous l’Empereur Claude, les druides furent pourchassés et durent s’éloigner de Chartres vers les limites de leurs terres. Ils choisirent la région de Feings, (la fin).

Vers la fin du IIe siècle, les troubles politiques à Rome affaiblirent l’Empire.

A la fin du IIIe s, les pirates Saxons écumèrent les côtes de la Manche, que Rome ne défendait plus. Signalés dès 286, ils s’installaient à l’embouchure des fleuves qu’ils remontaient pour piller les villages.

Ils avancèrent ainsi jusque dans le Perche, pillant et détruisant Mézières et Mont Cacune. Il semble que Sées fut fondé par les Saxons.

En 406, les Suèves et les Alains arrivèrent à leur tour dans le Perche.

Les Gallo Romains appelèrent l’Empereur au secours. Mais en vain.

Les Percherons s’organisèrent et, battant les barbares, chassèrent les fonctionnaires Romains, gagnant momentanément leur indépendance.

Repris en mains par le Préfet des Gaules, le Perche resta Romain jusqu’en 486, date où Clovis, roi des Francs Saliens, bat à Soissons le représentant de l’autorité Romaine, Syagrius.

En 476, le roi barbare Alaric avait conquis Rome et ainsi mis fin à l’Empire d’Occident. Et à la « Pax Romana ».

S’ensuit une période troublée de destructions et d’insécurité.

Sous l’empereur Constantin, la religion chrétienne devient la religion officielle.

Dès le IVe siècle, il est prêché aux populations. Les évêques de Chartres, Saint Santin et Saint Lubin notamment, parcourent le Perche.

L’Église devient au travers de ses abbayes et couvents le gardien et le protecteur de la culture et de l’héritage Antique.

Les moines défrichent, travaillent, mettent en culture. Des Saints parcourent les campagnes pour apporter la bonne parole.

Après la destruction de Mézières, situé dans la vallée, les populations s’adaptent aux nouvelles conditions d’existence. Et cherchent des lieux plus faciles à défendre. C’est la création de Tourouvre, sur une colline adossée à la forêt. Le nom vient de « Tortum robur » ou force tordue.

En latin, le chêne se nommait Robur, la force, la robustesse. Il semble qu’un grand chêne tordu par la foudre ou la tempête lui ait donné son nom.

Au VIe siècle la paroisse de Tourouvre était créée, le village autour de son église.

De cette époque Mérovingienne date l’enseignement confié aux prêtres, et une hiérarchie religieuse. L’archiprêtre de Tourouvre avait sous son autorité les religieux des hameaux, baptisés « villas » en référence à l’histoire Romaine.

Et chaque villa essayait de bâtir son église.

Pour les nommer, on recherchait la caractéristique du lieu.

La Poterie fut ainsi nommée en raison de l’argile servant à fabriquer des poteries, tuiles et tuyaux en terre cuite. Les voies romaines permettaient la diffusion de la production. Les invasions barbares provoquèrent un repli des réseaux commerciaux, et de nouvelles structures régionales. Nous retrouvons l’appellation officielle au XIe siècle, alors que le hameau dépendait de Coudreceau.

Mais revenons à 486, date de la victoire de Clovis sur ce qui restait des Romains.

Selon Grégoire de Tours, le Perche se soumit avec empressement à Clovis, les Percherons étant lassés de Rome qui prélevait des impôts exorbitants sans être capable de les défendre contre les invasions.

Clovis récupéra le Perche, mais également la Normandie, la Bretagne, la Touraine et l’Anjou. Converti au catholicisme, Clovis put s’appuyer sur l’Eglise et ses évêques à forte personnalité. Dans le Perche,nombreux furent ceux qui y furent canonisés , donnant leur nom aux paroisses où ils furent inhumés.

Sainte Céronne, Saint Bomer, Saint Avit, Saint Ulphace par exemple.

Le premier monastère fondé dans le Perche est celui de Corbion, par Saint Laumer en 575 et appelé selon la coutume du Moyen Age, Moutiers au Perche.

A sa mort en 511, Clovis possédait toute la Gaule Romaine, à l’exception du Languedoc et de la Provence. La coutume Franque voulait que les biens et possessions du défunt soient divisés entre ses fils. Cette coutume explique le morcellement des royaumes, et les luttes incessantes entre héritiers. En 688, à la mort de Dagobert, on entre dans le chaos.

Les Comtes, simples administrateurs à l’origine, mettent à profit la faiblesse des rois Mérovingiens (les rois fainéants) pour accaparer l’autorité et devenir des roitelets locaux. Organisant impôts, rapines, coups de main sur les terres du voisin, ils instaurent l’anarchie.

L’Eglise, par la personnalité de ses évêques, tente de représenter l’ordre dans le désordre. Pour essayer de limiter les massacres, elle instaure la Treve de Dieu, notamment. Avec la menace pour le contrevenant d’être excommunié.

A l’époque Franque se constituent, pour l’exploitation du sol, des communautés d’hommes libres qui forment ce qu’on appelle en latin, langue officielle de l’époque, des VICI (ou VICUS ). Ces Vici Mérovingiens édifiés à proximité des voies Romaines étaient habités par une population de marchands, artisans ou petits propriétaires. Dans le Perche, certains villages ont conservé dans leur nom le souvenir de cette époque : Vieuvicq ; Vichères ; Theuvy.

Des exploitations agricoles prennent le nom de cour : Corbon (bonne cour) ; Corubert (Cour de Robert) ; Courgeon (cour de Gehon) ; Courthioust (Curticulus, la petite cour).

La structure administrative Romaine est morcelée pour récompenser les fidèles du roi. Le Perche est découpé et dépend du Duché de France, à l’exception de Bellême, Mondoubleau et Ceton.

Les Comtes qui administrent le royaume Mérovingien sont des barbares, dont les atrocités nous sont connues par les récits de Grégoire de Tours.

A cette époque, les Arabes mènent une conquête rapide des rives de la Méditerranée et de l’Espagne. Ils franchissent les Pyrénées et saccagent le sud de la France. Appelé au secours, Charles, (né en 688 à Andenne, Ardenne Belge ), duc des Francs et chef militaire, se porte à leur rencontre et les bat en 732 à Poitiers. Puis il saccage les régions qu’ils avaient occupées en France, y gagnant le surnom de « Martel » (qui frappe avec un marteau).

Père de Pepin le Bref sacré roi des Francs en 751 , ce dernier parvient à restaurer l’unité du royaume. Il est le premier roi Carolingien ; ce nom venant de Carolus Magnus, son fils appelé Charlemagne.

Charlemagne étend le royaume, et est sacré empereur du Saint Empire Romain Germanique en 800. Monarque absolu sacré par le Pape, il est le maitre politique et religieux.

Il organise l’Empire, remet les Comtes à leur place et se débarrasse des barbares. Il utilise ses « missi dominici » pour contrôler ses administrateurs. A sa mort en 817, il laisse un vaste empire qui va , selon la coutume funeste, êtres morcelé.

En 841, à la bataille de Fontanet entre les fils de Louis le Débonnaire, il est dit que les armées se massacrèrent, laissant la France sans défense.

Les pirates danois et norvégiens, (Vikings) qui longeaient les côtes sans trop oser débarquer, s’enhardissent. Cette même année 841, ils brulent Rouen et l’abbaye de Jumièges.

En 845, ils remontent la Seine jusqu’à Paris, et dévastent Chartres.

Hélie, évêque de Chartres, défend la ville et les repousse.

Pour remercier ceux qui lui avaient apporté assistance, il leur donne cinq terres du Perche appartenant à l’évêché : Alluyes, Brou, Authon, La Bazoche, Montmirail.

Elles deviendront les cinq baronnies du Perche-Gouet (Sud du Perche).

Malgré cela, l’audace des pillards augmentait avec l’impunité.

En 855, les Vikings ravagent à nouveau le Perche, détruisant les villes romaines encore intactes ou reconstruites telles Mont Cacune, Mézières ou Nogent.

Le roi de France Charles le chauve les poursuit alors avec son armée, et en fait un grand carnage dans la forêt du Perche. Ce qui met fin aux désordres.

Mais 20 ans plus tard, en 876, les Danois apparaissent à nouveau sous la conduite de Rollon.

Le pays est dévasté une fois de plus, et misère et famine règnent.

En 911, Rollon est battu à Chartres par le Duc de Neustrie et le Prince de Bourgogne.

Et Rollon signe avec le roi Charles le simple le traité de Saint Clair sur Epte par lequel le roi leur abandonne la Normandie, sauvant le Perche. Mais les rendant vassaux du roi de France.

La Période Féodale

En 960, le roi Lothaire réunit ses vassaux, les Comtes de Chartres et Blois, du Maine et d’Anjou, pour marcher contre Richard le bâtard, duc de Normandie né d’une union illégitime, ce qui lui interdisait légalement la succession.

Les Normands attaqués font appel à leurs frères Danois qui accourent, et remontant la vallée de l’Eure, pillent le Perche, le Comté de Chartres et le Dunois.

Les ravages furent tels que, selon Guillaume de Jumièges, « on n’entendait plus aboyer un seul chien dans tout le pays ».

En 963, pour défendre la région, l’évêque de Chartres donne à Rotrou , militaire brillant, le territoire de Nogent, où il commence à bâtir un château sur la colline de Saint Jean, où il se trouve toujours.

De même, Richard duc de Normandie veut s’attacher Yves de Creil, grand arbalétrier de France et habile dans l’art de la guerre. Il lui donne Bellême, puis le Sonnois, Alençon et Domfront, en faisant le gardien des marches de Normandie.

Pendant plus de 150 ans, Rotrou et Creil se combattront.

En 987 se produisit une véritable révolution : les principaux évêques et seigneurs de France réunis à Senlis décident d’écarter du trône le dernier Carolingien, Charles de Lorraine, et de proclamer roi le duc de France Hugues Capet. Le plus étonnant, c’est que la dynastie Capétienne que va fonder Hugues se perpétuera jusqu’en 1792 sans interruption.

Bien entendu, parmi les seigneurs Percherons, certains refusèrent de se soumettre aux Bourguignons.

La construction des édifices religieux.

Les invasions barbares avaient mis fin aux travaux d’architecture.

La culture Romaine avait en partie été sauvegardée par l’Eglise au sein de ses abbayes, protégée par la langue latine.

Mais il fallut bientôt construire ou reconstruire les fortifications, et édifices religieux. Les rois barbares firent appel à l’Eglise, qui avait su préserver les corporations de métiers.

La construction des Eglises avait repris au VIe siècle. Tourouvre se dota d’une église qui fut par la suite mise sous la protection de Saint Aubin actif au VIe siècle dans le Perche.

Mais ce ne fut qu’après la conversion des Normands, et après la grande peur de l’an 1000 que la Foi se manifesta dans la construction d’ouvrages glorifiant Dieu.

L’Abbaye de La Trappe, de construction ancienne, se développe et rejoint l’ordre Cistercien en 1147.

L’Eglise avait préservé la connaissance de l’art Roman. Les croisades en ouvrant sur d’autres cultures modifia les bases architecturales.

Les chantiers des cathédrales se multiplièrent en Europe. Notre Dame de Paris fut achevée en 1270.

La conquête de l’Angleterre

En Janvier 1066, le roi d’Angleterre Edouard le Confesseur meurt sans héritier.

Son beau-frère Harold Godwinson lui succède, mais doit faire face à une opposition dans son pays.

Le Duc Guillaume de Normandie, qui sera appelé le conquérant, estimait que cette couronne lui avait été promise par Edouard en 1064.

Il réunit ses vassaux et constitue une flotte d’invasion, traverse la Manche et le 14 octobre 1066 à la bataille de Hastings, détruit l’armée Anglo Saxonne et Harold est tué.

Le 25 Décembre 1066, jour de Noel, Guillaume est couronné roi en l’Abbaye de Westminster. Pas de temps à perdre.

Il réorganise le royaume d’Angleterre sur le modèle Normand, remplace toute la noblesse Anglo Saxonne par des Normands, et instaure le Normand comme langue officielle. Les remous s’apaisent en 1072.

Parmi les seigneurs Percherons qui accompagnèrent Guillaume dans cette expédition, on trouve Geoffroy IV de Nogent le Rotrou, et Robert de Bellême.

Ils reçurent des terres en Angleterre, qu’ils devaient administrer.

Vers 1090, Geoffroy échangea son titre de Comte de Mortagne contre celui de Comte du Perche.

Les croisades

En 1078, les Turcs Seldjoukides, envahisseurs du Moyen Orient, interdisent aux Chrétiens l’accès aux lieux saints de Jérusalem. Les prédécesseurs Arabes se contentaient de prélever un tribut sur ces touristes inoffensifs. Ce changement émeut la Chrétienté.

La première croisade.

En 1095, le Pape Urbain II prêche la croisade depuis sa résidence de Clermont Ferrand. Les seigneurs de France sont enthousiastes. Dans le Perche, nombreux sont ceux qui s’enrôlent sous la bannière du Christ. Parmi eux : Guillaume II Gouet, seigneur du Perche-Gouet ; Gervais de Chateauneuf (Thimerais) ; Guillaume de Longny, avec Beaumont, Soizé, Chennebrun, etc… (NOTA : La Poterie et Randonnai ?) ; les frères Chesnel de Ceton ; Guillaume de Rémalard ; et beaucoup d’autres. Les seigneurs venaient avec leurs gens d’armes.

Les Percherons formaient une division commandée par Rotrou, au sein de l’armée placée sous les ordres de Robert Courte Heuse, Duc de Normandie.

Ils s’illustrèrent notamment au siège d’Antioche.

En 1099, le royaume Chrétien de Jérusalem est créé.

Le royaume Normand de Sicile.

En 999 selon Aimé du Mont-Cassin, des pèlerins Normands de retour de Terre Sainte font escale à Salerne, près de Naples en Italie, pour se reposer. Les Grecs (Byzantins) qui gouvernent alors la région leur font bon accueil.

Mais une attaque de Sarrazins oblige les pèlerins à troquer le bâton pour l’épée. Et ils massacrent gaiement les infidèles, fort surpris par cette résistance inattendue. Les autorités grecques enthousiastes demandent aux pèlerins de rester, ce qui leur était impossible. Mais ils promettent de revenir.

Les problèmes internes au duché de Normandie fin Xe et XIe siècle (Richard II 996-1026) favorisent les départs, surtout en Basse Normandie(Perche).

Mais aussi l’attirance du sud et de l’Orient, que des Italiens dirigés par Guillaume de Volpiano et recrutés par Richard II pour réorganiser le duché, leur vantent.

Entre 1010 et 1120,un flux constant de Normands (et Percherons) descend vers l’Italie du Sud et la Sicile. Pèlerins ou aventuriers, il ne s’agit pas de conquête.

Un haut lieu de pèlerinage consacré à l’archange Saint Michel se trouvait dans les Pouilles. Des moines de ce sanctuaire furent envoyés fonder l’Abbaye du Mont Saint Michel.

Les Templiers, chargés de défendre les pèlerins se rendant en Terre Sainte, y étaient également établis. Les Grecs (Byzantins), les Maures et les Chrétiens y avaient noué des relations de bons voisinage, troublées par les excès de zèle de certains croisés ignorants.

Pendant la conquête de l’Angleterre, une famille du Cotentin, les Hauteville, s’illustrent dans le sud de l’Italie. Ces modestes chevaliers défont successivement les armées du Pape, des Sarrazins et des Byzantins.

De 1072 à 1101 la Sicile connaît la période la plus brillante de son histoire. A la mort du « roi » Roger d’Hauteville en 1101, sa veuve gouverne jusqu’à la majorité de son fils Roger II (1095- 1154).

Celui-ci poursuit et développe dans cet esprit humaniste, encourageant la cohabitation pacifique. Chacun conserve sa foi, ses pratiques religieuses et ses lois.

Il contrôle le sud de l’Italie, la Sicile et des territoires d’Afrique du Nord (Tunisie et Lybie)

En 1130, Roger II fonde le royaume Normand de Sicile, qui regroupait la Sicile, la Calabre, les Pouilles, et Naples. Ce royaume basé sur le multiculturalisme intègre les cultures arabes, byzantines, latines et franco Normandes. Ingénieurs, architectes et administrateurs de toutes origines sont associés au fonctionnement du royaume. Son administration est la plus efficace de toute l’Europe.

Aujourd’hui encore, nous pouvons admirer à Palerme ou Cefalu les monuments et cathédrales érigés par les Normands il y a 1000 ans.

Le fils de Roger, Guillaume II meurt en 1189 sans héritier direct. Son cousin Tancrède de Lecce prétend a la succession. Mais ce n’est qu’à son décès en 1194 que Henri VI, devenu empereur d’Allemagne, et mari de Constance d’Hauteville, peut réclamer le trône de Sicile qu’il conservera jusqu’en 1197. Puis à la dynastie Normande se substitue la Dynastie Souabe avec Frederic II en 1220. Fin de l’aventure Normande de Sicile.

Mais un autre chantier religieux les réclamait.

L’aventure Espagnole

Le Pape ayant fait appel aux seigneurs français pour délivrer l’Espagne du joug des infidèles, Rotrou et son oncle, Ebles II, comte de Roucy partirent combattre aux côtés du Cid.

Apres avoir battu les Maures, l’oncle Percheron devint roi de Navarre sous le nom de « don Sancho Ramirez » !

Par la suite, en 1112 Rotrou retourne en Espagne, puis à nouveau en 1115, contribuant à conquérir les royaumes de Leon, Castille, Navarre et Aragon. Il en revint chargé d’honneurs et de butin.

Lors d’une quatrième campagne en Espagne, en 1130, il donna en mariage à Garcia Ramirez V, nouveau roi de Navarre, sa nièce Marguerite de L’Aigle, qui fut la bisaïeule de Blanche de Castille.

Rotrou (III) eut de sa seconde femme Harvise un fils, Etienne, qui devint chancelier de Sicile et archevêque de Palerme.

Les Percherons n’avaient pas perdu l’âme aventureuse de leurs ancêtres Vikings, ni leur goût pour la guerre.

L’économie au Moyen Age

On considère sous cette appellation la période qui s’étend de la fin de l’Empire Romain (476) à la Renaissance (fin XVe)

Et la réputation faite à cette période par les historiens de la Renaissance, puis du « siècle des Lumières » est très mauvaise.

Pourtant, aux environs de l’an 1000, les choses évoluent. La fin des invasions et une relative tranquilité permit au commerce et à l’industrie de tenter de se lancer.

Ainsi à Mortagne, le tannage des cuirs prit une importance considérable.

La création de marchés et de foires furent freinés dans les villes où les moines étaient installés, du fait de leur rapacité financière.

Les villages qui en étaient dépourvus, tels Longny et Brou, en profitèrent, développant avec succès ces manifestations.

Les objets d’usage courant devaient être fabriqués à proximité, faute de moyens de transport suffisants.

Les assiettes, pots et vases de faïence étaient cuits et tournés en plusieurs endroits, mais surtout dans un hameau près de Coudreceau, qui prendra le nom de La Poterie.

Cet usage était répandu et se retrouve fréquemment : Préaux (les prairies) ; le Theil et les Etilleux (les tilleuls) ; Nocé (les noyers) ; Coudreceau (les coudriers) ;

Vaupillon (la vallée de la forge) ; Charbonnières (le charbon) ; Verrières (la verrerie), etc…

La culture du sol Percheron était en pleine activité au Moyen Age, et aurait pu mettre le pays à l’abri de la disette si des guerres continuelles ne l’avaient pas saccagé. Des progrès dans le matériel agricole permit de faire évoluer les méthodes. La généralisation des outils en fer, la charrue avec soc et versoir derrière un animal de trait permettait de labourer plus profond. Le collier d’épaule autorisait l’utilisation du cheval. Dont on augmentait la puissance en le ferrant.

Grace aux animaux, le défrichage permit l’extension des cultures, et l’abandon de l’assolement biennal au profit du triennal. On découvrait l’excédent alimentaire, permettant de nourrir les citadins.

On asséchait les marais grâce au moulin importé de Chine.

Dans le Perche on cultivait du blé, le méteil, l’avoine, l’orge, les fèves, les lentilles, les pois, le lin, le chanvre, les chardons à carder, la laine.

Parmi les arbres à fruits le pommier, le poirier, le cerisier, le prunier, le châtaignier, le noyer.

Et la vigne, plantée dans le Perche sous l’Empereur Romain Probus, se développa rapidement. Un peu grâce aux monastères, qui s’impliquèrent fortement dans cette culture, vin de messe oblige…sans doute. L’excellence du cru de Vaunoise était réputée.

Le cidre fut employé comme boisson dès le Ve siècle, en récoltant des pommes sauvages dans les bois.

Au XIe siècle, on implanta des pommiers d’Arménie et du Turkestan, ramenés d’Espagne par Rotrou III lors de son expédition contre les Arabes en 1090. La qualité du cidre s’améliora grandement.

Les chevaux étaient déjà nombreux dans le Perche, et renommés.

L’industrie du bois qui datait de l’époque Celte se développa au XIe s.

On tira des forêts de Bellême et de Montmirail les arbres dont on faisait les poutres, chevrons et tonneaux de façon rationnelle.

NOTA : du XIe au XIIIe s. le comté du Perche était administré par les Rotrou en personne.

Pendant ce temps, en France en 1111, une nouvelle guerre survient au sujet de la Normandie entre le roi de France Louis VI le Gros et Henri 1er Beauclerc, roi d’Angleterre.

Les seigneurs Percherons sont une fois de plus divisés ; parmi d’autres, Robert de Bellême (Robert le Diable) et Gervais de Chateauneuf soutiennent la France, alors que le Comte de Chartres, Rotrou III comte du Perche et Guillaume du Perche-Gouet soutiennent l’Anglais.

Retenons que Bellême est rattaché au Perche.

A la suite du mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri II Plantagenet, futur roi d’Angleterre, la guerre reprend. Les Percherons unis soutiennent le roi de France Louis VII.

L’Anglais Henri II fait brûler les châteaux de Brezolles et Chateauneuf en Thymerais.

En 1152, le roi de France fait incendier Verneuil-sur-Avre et Chennebrun, anglais à cette époque.

 

La 3e croisade :

En 1189, un grand nombre de rois et de seigneurs partent en croisade.

Parmi les Percherons, Renaud de Montmirail, Authon de la Bazoche, Gaultier de Longny, Ernault de La Ferté, Godefroy de Nocé, Foulques de Colonard, Gallerand du Pin, etc…

Le siège et la prise de Saint Jean d’Acre en vit mourir un grand nombre.

La croisade n’avait pas mis fin au conflit entre la France et l’Angleterre.

A son retour de Terre Sainte, Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, est retenu prisonnier en Allemagne.

Le roi de France Philippe Auguste et ses vassaux Percherons en profitent et récupèrent Verneuil, Vendôme, Fréteval, Moulins et Bonmoulins.

Richard libéré réagit et envoya une armée en Normandie, où elle fut battue.

La paix se fait en 1196, établissant que le Comte du Perche jouirait paisiblement de ses revenus en Angleterre. Ces droits datant de la conquête étaient régulièrement contestés.

En 1200, le roi d’Angleterre céda au roi de France les hommages qui lui étaient dus par le Comte du Perche au titre de Belleme, Moulins et Bonmoulins.

Le dernier descendant survivant des Rotrou fut Guillaume, évêque de Chalons sur Marne depuis 1215. Il venait souvent dans le Perche, en ses châteaux de Mortagne, Mauves et Longpont.

A sa mort, et en l’absence d’héritier Rotrou, le roi Louis VIII demanda que soit appliqué le droit de réversion, les biens revenant à la couronne.

Le roi s’attribuait la majeure partie du Perche, laissant deux lots, dont le second comprenait : Bretoncelles, La Poterie, Maurissure, attribués à Blanche de Champagne. Celle-ci épousa en 1235 Jean le Roux, Duc de Bretagne, et lui apporta en dot ses terres du Perche.

A cette époque, la foi Chrétienne était grande et l’Eglise puissante.

Les donations aux abbayes et couvents le démontrent, l’engagement se faisant en jurant par l’autel de l’église paroissiale.

Dans la région de Tourouvre, nous trouvons trace de nombreux dons en faveur de l’Abbaye de la Trappe, également nommée Maison Dieu. Ainsi en 1202 Isabelle Gruel confirme un don effectué par son oncle Guillorin.

En 1203, Geoffroy Hoberel, chevalier, fait cession à l’Abbaye d’un bordage dans la ville de Tourouvre. Interviennent Guillaume Le Bourgeois et Etienne Lepelletier.

En 1207, Robert, chevalier de Foumercou, ratifie la donation de sa dime de Tourouvre faite aux moines de La Trappe par sa mère. Gervais de Mauchenoy, chevalier, confirmait une telle donation.

En 1212, Barthélémy de Nully fait donation à l’Abbaye de toute sa dîme de Tourouvre.

NOTA : la dîme était un impôt dù à l’Eglise. Mais il arriva que des laïques s’en portent acquéreurs, malgré l’opposition de l’Eglise. Le retour en son sein était souhaité et sanctifié.

En 1223, Guillaume de Loisail, chevalier, assigne à perpétuité aux moines de La Trappe sept setiers de grain à prendre sur sa métairie de Tourouvre.

De même la rente qu’Aubin La Bourgeire tenait de ses ancêtres de Brézolettes.

En 1238, confirmation d’une rente annuelle de quatre sous tournois faite à l’Abbaye par Jeanne de Randonnay.

En 1243 « Geoffroy Hoberel, chevalier, et son épouse donnèrent à Dieu et la Bienheureuse Vierge Marie de la Trappe en pure et perpétuelle aumône, la maison de feu Hugues le Sourd à la Rosière, avec les terres et bâtiments en dépendant. »

Guérin des Vergers et sa femme Mathilde vendent à l’Abbaye les droits de battage et d’étente qu’ils possédaient féodalement sur la dime de Tourouvre.

Confirmation par Jean de Monthoin et son épouse Orieult.

En 1244, Guillaume de Bordeis vend une terre à l’Abbaye.

En 1246, Jean Chaperon, Hugues Bouclone, Asceline Gastinele, Guillaume Duoc,

en 1248 Guillaume Picquart, ou en 1252, Guillaume du Buat qui garantit une rente au profit de La Trappe en gageant sa métairie de la Trapinière. Ce même Guillaume du Buat confirme la donation faite par le chevalier Geoffroy Hoberel d’une maison sise à la Rosière, paroisse de Tourouvre, en faveur l’Abbaye de la Trappe.

Ces dons sont généralement assortis de conditions : célébrations de messes ou de prières à dates anniversaires.

D’autres dons sont destinés aux hôpitaux de Mortagne, du Val Dieu , assortis de garanties sur la métairie de La Poterie , tenue par son frere Hugues Picquart.

Le 15 Aout 1259, Guillaume du Buat, curé de Feings, accordait à l’Abbaye de la Trappe la conversion de deux rentes annuelles.

NOTA : des descendants de certaines familles existent encore au 21e siècle.

En 1226, le roi Louis VIII est parti en croisade contre les Albigeois avec le soutien des nobles Percherons. Le roi mourut après le siège d’Avignon, laissant sa veuve Blanche de Castille et un héritier mineur, futur Louis IX.

Pierre de Dreux, surnommé Mauclerc (mauvais clerc), cousin du roi, et allié au roi d’Angleterre, monte une coalition contre « l’Espagnole » afin d’usurper le trône.

Blanche de Castille fit sacrer le roi Louis IX (futur Saint Louis) à Reims, et aidée de Thibault de Champagne, marcha à la tête de l’armée royale contre Mauclerc, retranché dans Bellême, plus importante place forte de l’Ouest. Elle installa le quartier général à Saint Martin du Vieux Bellême. Assiégés et n’espérant aucun secours en plein hiver, la ville capitule. Le roi ayant fait grâce à tout le monde, les autres forteresses en rébellion se rendent : La Perrière, Ceton, Préaux, Le Theil, Beuvron, Villeray, Clinchamps ouvrent leurs portes. Le roi d’Angleterre se retire.

En 1231, Mauclerc abandonne au roi de France tous ses biens dans le Perche, dont Belleme.

Par la suite, Louis IX vint plusieurs fois dans le Perche. Par lettres données à Mortagne en 1257, il dote le couvent de Saint Eloi et fonde deux chapelles en l’Eglise collégiale de Toussaint.

 

Pierre Ier, 5e fils de Louis IX, reçut les Comtés du Perche et d’Alençon. Et épousa Jeanne de Chatillon, fille du Comte de Blois et Chartres.

En 1279 à la mort de son beau père, il devint suzerain de la partie du Perche qui ne lui appartenait pas encore, à savoir Nogent le Rotrou et les cinq châtellenies en dépendant.

Son frère Philippe III le Hardi succède à son père le roi Louis IX (Saint Louis).

En 1282, Charles d’Anjou, roi de Sicile, vient en France demander de l’aide pour venger le massacre des « vêpres siciliennes » et Pierre Comte du Perche et neveu de Charles, répond à l’appel.

Grièvement blessé à la bataille de Canina, il meurt à Palerme en 1284 à 28 ans.

Sans descendance, ses biens retournent à la couronne.

Et en 1290, le roi Philippe le Bel donne à son fils Charles de Valois les Comtés d’Alençon et du Perche. Et par la suite le Comté de Chartres et le Thymerais.

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